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SEPT-OCT 2009 : Vaccination H1N1, méfiance des infirmières Sondage du Site Perso de la Profession INFIRMIERE |  |
|  Sondage SNPI | " Nous avons enregistré 4.107 réponses au 16.09.09 : 26% acceptent la vaccination H1N1 (sondages précédents à l'étranger 37% en Angleterre, 48% à Hong Kong). Au delà des chiffres, nous vous invitons à lire les paroles d'infirmières en fin d'article.(...)
Paroles d'infirmières lors de la consultation du SNPI :
Je souhaite me faire vacciner pour ne pas risquer de contaminer des malades déjà atteints de maladies chroniques.
Etant infirmière hygiéniste, je me ferai vacciner.
Je suis infirmière et je refuse de me faire vacciner contre le virus de la grippe H1N1. En l'absence de connaissance sur les effets secondaires de ce vaccin, je refuse de servir de "cobaye".
Comment expliquer la réticence de nos confrères et consoeurs britanniques et asiatiques ? Apparemment, il n'est pas de toute innocuité et je me sentirai responsable d'avoir injecté un produit qui provoquera un grave syndrome de Guillain Barré. J'ai l'impression de "re"vivre un épisode du sang contaminé ou des hormones de croissance. En résumé, je n'ai pas envi de servir de faire valoir au profit de labos contre la santé de nos concitoyens.
Je souhaite refuser la vaccination. C'est le cas de plusieurs infirmières puéricultrices de mon service, mais auront-nous le choix ?
Je vous informe que je refuserai le vaccin H1N1. De même, je prépare un courrier au collège de mes enfants les informant que quelque soit le caractère "massif et obligatoire" de cette campagne de vaccination, j'y oppose mon autorité parentale et que je refuse que mes enfants soient vaccinés. J'en assumerai les conséquences au regard de la loi. Des fois, la stupidité des décisions politiques nous placent dans l'illégalité, mais l'important n'est-il pas d'être en paix avec sa conscience ?
Je ne souhaite pas me faire vacciner contre la grippe A bien que professionnelle réquisitionnable puisque IDE à l'EN dans un lycée.
Bonjour, je suis infirmière en pedo psy mais je ne souhaite pas comme nombre de mes collègues me faire vacciner. La direction de l'hôpital peut elle nous y contraindre ?
Refus +++ pour moi infirmier ainsi que pour ma femme infirmière et enceinte qui plus est !
Pour ma part, je n'ai pas été contaminée par le " virus " de la peur. Je ne me ferai pas vacciner. Personne n'oblige les gens à avaler n'importe quoi ( au propre et au figuré ) !
Je pense refuser la vaccination mais dans l'IFSI où je travaille l'information circule comme quoi la vaccination serait obligatoire pour tous les professionnels de la santé ! Allons-nous vraiment avoir le choix ?
Infirmière en Bloc Opératoire, je pense refuser le vaccin car j'aurai des contacts avec des patients non contaminés. Si je suis atteinte, je serai en arrêt de travail. Envers ma famille (parents de + 70 ans et enfants), je ne conseillerai pas le vaccin.
Infirmier Anesthésiste, je refuse la vaccination. Le bénéfice risque est à des années lumière de ce qui est habituellement toléré pour l'obtention des AMM.
Je compte refuser la vaccination. Pour information, je suis puéricultrice, directrice de structure petite enfance.
Cadre infirmier, je ne me suis jamais fait vacciner contre la grippe saisonnière et ne souhaite pas me faire vacciner contre H1N1, estimant que le rapport bénéfice/risque n'est pas clair.
Je ne souhaite pas me faire vacciner contre la grippe H1N1 et je le refuserai ainsi que pour mes deux enfants. Je suis contre la vaccination H1N1 car je pense que nous avons aucun recul sur ce vaccin par contre nous sommes suffisamment informés sur les symptômes de cette grippe. Certes il y a des décès liés à cette pathologie mais dans des contextes particuliers avec un état général très affaibli. Pour moi, si atteinte de la grippe H1N1, il suffit de rester chez soi avec un éventuel traitement comme la simple grippe.
Je refuserai le vaccin. De toute façon, la rapidité d'élaboration de ce vaccin (voir à ce sujet la procédure légale), et les recommandations OMS n'incitent pas à une vaccination tous azimuts. D'autre part, si cette grippe guérit en une semaine sans traitement, pourquoi la traiter à la massue ???
Infirmière libérale, c'est une certitude : je ne ferai pas le vaccin H1N1. J'en informe le plus largement possible mes patients et amis. Je revendique mon droit à la désobéissance civique si je suis réquisitionnée pour des centres de vaccinations de masse.
IDE en maison de retraite et vacataire, tous services confondus, à l'hôpital local, j'ai choisi de ne PAS me faire vacciner par le vaccin H1N1.
Mon époux est insuffisant respiratoire grave, lui se fera certainement vacciner. Mais moi si je peux faire autrement je ne me ferai pas vacciner.
Je ne me ferais pas vacciner contre le virus H1/N1. Je ne suis pas une personne à risque et je préfère être couchée 5 jours !!! Je suis IDE dans une maison d'enfants.
Je ne pense pas me faire vacciner contre H1N1 (Adjuvants,etc...) Pourquoi l'ensemble de la population, à plus forte raison LES PROFESSIONNELS DE SANTE, n'auraient-ils pas "droit" , eux aussi, au même vaccin que les femmes enceintes, immunodéprimé : un vaccin qui soit plus sécurisé ???
Je suis enceinte de 6 mois, et justement je n'ai pas envie de faire ce vaccin, car on n'a pas de recul et je ne voudrais pas faire du mal à mon bébé. D'autant plus que tout vaccin était interdit aux femmes enceintes et nourrisson. Mais comme par hasard, le vaccin contre la grippe A est fortement recommandé à ces derniers.
Je ne souhaite pas me faire vacciner contre le virus de la grippe A etant donne l'incertitude des effets secondaires (je ne suis pas un cobaye de labo) mais je me vaccine tous les ans contre la grippe saisonniere.
Nous savons que la grippe H 1N1 est très contagieuse mais son degré de virulence par rapport à la grippe saisonnière est sans nul doute infime et moins meurtrier. Les précautions à prendre devant un patient grippé sont bien sur nécessaires mais nous sommes formés à cette éventualité. Nous côtoyons, la tuberculose, les angines, divers bactéries hautement plus contagieuses, manuportées, aéroportées, divers parasites (poux, gale, puces….), divers virus saisonniers…. Nous savons nous protéger ! Vacciner les personnels avec un vaccin expérimental, testé sans aucun recul d'effets indésirables possibles reste une problématique. Peu de transparence, peu d'information….. Personnellement, je ne me ferai pas vacciner contre la grippe A , et n'inciterai personne à le faire."
Source : http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccin-H1N1-Resultats-de-la.html |
|  Newletter du 1er Septembre 2009 | "Le syndicat des infirmières SNPI CFE-CGC estime qu'une vaccination massive contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d'un vaccin développé trop rapidement, et d'un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes.
Nous invitons la population à se vacciner contre la grippe saisonnière : ce vaccin, réalisé dans des conditions normales, sera disponible dès la quatrième semaine de septembre. Cela permettra de réaliser rapidement un diagnostic différentiel en cas de syndrome grippal. Par contre, chacun doit bien mesurer le rapport bénéfice/risques du vaccin H1N1 : d'un côté une semaine de grippe, de l'autre une probabilité, faible mais définitive, d'avoir une maladie neurologique (Syndrome Guillain-Barré) ou auto-immune.
Comme les infirmières de Grande Bretagne et de Hong Kong, les infirmières craignent que le remède risque d'être pire que le mal, et pensent qu'il faut savoir "raison garder". La pandémie peut causer une crise économique, et l'Etat s'est très bien organisé pour y faire face (conseils d'hygiène, masques, Tamiflu). "Mais injecter 94 millions de doses d'un produit sur lequel nous n'avons aucun recul peut poser un problème de santé publique, et il est de notre devoir d'infirmières d'informer correctement la population, pour que chacun prenne sa décision en toute connaissance de cause, par un consentement libre et éclairé, et non par une campagne de publicité et des discours alarmistes" souligne Thierry AMOUROUX, le Secrétaire Général du SNPI, le Syndicat National des Professionnels Infirmiers.
Le virus H5N1, responsable de la grippe aviaire, possédait une virulence très élevée (le taux de mortalité a atteint 60 %) couplée à une contagiosité chez les humains très faible (quelques milliers de cas sur l'ensemble de la planète). Le H1N1 est pratiquement l'inverse : il est très contagieux mais faiblement agressif : en France, 2 décès de malades atteints de maladies chroniques graves et porteurs du virus A (H1N1), et 11 cas graves contre environ 2.000 morts français de la grippe saisonnière par an !
Comment peut-on éviter une répétition des complications rencontrées en 1976 aux États-Unis d'Amérique avec le vaccin contre la grippe porcine ? 46 millions de personnes avaient été vaccinées, et environ 4.000 d'entre elles ont porté plainte par la suite pour effets secondaires graves. Selon l'OMS "Des études laissent à penser que la vaccination régulière contre la grippe saisonnière pourrait être associée à une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré de l'ordre d'un à deux cas par million de personnes vaccinées. Pendant la campagne de vaccination antigrippale de 1976, ce risque a augmenté pour atteindre environ dix cas par million de personnes vaccinées, ce qui a conduit à un retrait du vaccin." Source : http://www.who.int/csr/disease/swineflu/frequently_asked_questions/vaccine_preparedness/fr/index.html
Un amplificateur d'effet, l'adjuvant AS03 utilisé pour le vaccin préparé par GlaxoSmithKline (GSK), permet d'utiliser de très faibles doses d'antigène, multipliant ainsi le nombre de doses possibles. Un tel adjuvant n'a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle, et peut donc déclencher des réactions immunitaires excessives et augmenter la probabilité et la fréquence d'effets secondaires rares, mais graves et dangereux, pour les personnes qui ont une maladie auto-immune (diabète, hypothyroïdie, arthrite, sclérose en plaques, etc.).
Le passage des essais cliniques à l'administration systématique est une phase particulièrement sensible dans l'utilisation des médicaments. S'il a des effets secondaires inattendus, ceux-ci peuvent affecter un nombre très important de personnes avant qu'on puisse faire marche arrière. La vaccination immédiate de dizaines de millions de personnes par un vaccin peu testé est inquiétante : c'est une expérimentation grandeur nature. La stimulation du système immunitaire par trois doses de vaccin antigrippal en quelques semaines est une nouveauté : la grippe saisonnière en septembre, puis deux doses de vaccin anti-pandémique adjuvanté à trois semaines d'intervalle.
1/3 des infirmières de NHS (National Health Service) en Grande Bretagne, refusent de se faire vacciner contre le H1N1. De même que la moitié des infirmières de Hong Kong, qui ont pourtant connues la pandémie de SRAS. Pour connaitre les intentions des infirmières de France vis à vis de leur propre vaccination contre la grippe H1N1, le Syndicat infirmier SNPI CFE-CGC lance une consultation aujourd'hui. Le résultat de ce sondage sera publié sur leur site prochainement.
Pour plus de détails, avec les sources OMS, INVS et HAS : http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html "
Source : http://profession-infirmier.forumpro.fr/forum-du-site-santeprendrelatetecom-f1/vaccination-h1n1-mefiance-des-infirmieres-t142.htm#232
Edité en SEPTEMBRE 2009, mise à jour OCTOBRE 2009 |
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