|
|
|
EUTHANASIE POUR |  "bonjour a tous, je me présente je suis étudiant en médecine et comme la plupart des médecins, je suis favorable à la "légalisation" de l'euthanasie. (...) Pour tous les médecins l'échec est bien évidemment le décès du patient, cet échec est aussi bien ressenti quand on a recours aux soins palliatifs, qui sont une injure personnelle pour les professionnels de santé, que lors d'opérations infructueuses...les médecins (chirurgiens surtout)sont confrontés à ce grand dilemme, devons-nous aider un malade a mourir alors que la science nous permet de le maintenir en vie ? Le code de déontologie condamne toute obstination déraisonnable et acharnement thérapeutique...mais n'oublions pas la vocation qui nous anime à tous, aider un malade à mourir, est de loin l'épreuve la plus dure à endurer ! L'impuissance est énorme...alors pour se garder ce sentiment de contrôle (et de compétence) de nombreux médecins ont recours à l'euthanasie...Les cas ne manquent pas mais le secret professionnel oblige de les faire taire ! Placé de ce point de vue vous me direz que c'est atroce car la mort est préférée aux soins palliatifs assez souvent par simple fierté personnelle et toute considération du patient est oubliée (dans le cas ou le pronostic vital est négatif ! ) ...Il est clair que tout le débat religieux ou philosophique en prend un grand coup ! Mais comme le dit le CCNE (Comité Consultatif national d'éthique) il faut arrêter l'hypocrisie et la clandestinité de telles situations et parle déjà d'exception d'euthanasie !!!! ce n'est pas une loi mais on s'en rapproche... En fait, ce qui me dérange dans tout cela est le fait que le suicide ne soit pas répréhensible en soi... Pourquoi un patient n'ayant pas les moyens physiques de mettre fin à ses jours, doit-il en être empêché ?? Prenons le cas du petit Imbert, dont le médecin a été condamné...La mort est un moment de la vie et elle doit appartenir au patient si celui-ci veut mettre fin à ses jours, il en a le droit !! Les diverses situations dont je vous ai parlé sont condamnées par l'éthique médicale mais le but de tout médecin reste de maintenir le malade en vie... On n'est pas formé pour aider les gens à mourir... Ce n'est pas une pratique médicale !! La société doit se réapproprier le débat sur la mort, la regarder en face et donner du sens à la fin de sa vie... au "mourir" comme on dit. L'euthanasie sera alors vécu comme une étape de la vie assistée médicalement (comme la naissance!). Je finirai par la cas extrême des maladies type Alzheimer, Huntington... Dans ce cas là le malade en phase finale, si je puis dire ainsi, n'a plus la capacité de donner son avis... Son point de vue ne peut être pris en compte. Le cas est désolant car médicalement on n'est pas au point et humainement ce sont des troubles terribles! Doit-on accorder de l'importance aux avis familiaux ? et quand bien même on le ferait, comment un fils pourrait-il donner l'ordre d'euthanasier sa mère ? La situation est des plus dramatiques, alors on préfère laisser battre un coeur sans conscience...sans rien faire..." |
|  CONTRE |  "Moi je suis contre, compte tenu de la façon dont cela prend actuellement la tournure : on a presque l'impression que seul l'entourage ou la société peut décider si tel ou tel est apte à vivre : pour moi, il n'y a éventuellement que le malade qui peut le décider, et on ne doit pas euthanasier à la légère si le malade n'est pas conscient et n'a pas exprimé récemment son point de vue: mais qui connaît ce point de vue : l'entourage (obligatoirement aimant et dévoué???)etc.. sans aucune trace écrite. Que dire de toutes ces infirmières condamnées car elles ont estimé qu'il fallait euthanasier alors que les malades ne le souhaitaient pas : dans le débat actuel on n'est pas si loin de leurs pratiques, je trouve.
Je ne souhaiterais pas que l'on décide à ma place, en tout cas. (...)" |
|  PARTAGE |  "Bonjour à tous, Je suis infirmière et je côtoies très régulièrement la mort et la souffrance. Certaines personnes en fin de vie se tordent de douleur à en hurler surtout en cancérologie. Alors quand vous êtes soignant, vous lui faites une dose de morphine pour la calmer. Et puis la douleur augmente et la dose de morphine ne suffit plus. A partir d'un certain moment la dose est telle que la personne risque de se mettre en dépression respiratoire. Mais la morphine vous la faites quand même car la personne souffre atrocement. C est ça la réalité. De plus la décision d'arrêter ou non les soins face a une personne en fin de vie ne se prend pas seul mais en équipe. Quand on n'a pas côtoyé de près la souffrance et la mort c'est facile d'avoir un avis très tranché mais dans la réalité, c'est pas tout blanc ou tout noir. à méditer..." |
|   AFFAIRE HUMBERTLien vers la rubrique "DOSSIERS" sur l'affaire Humbert. |
| |
|  | |  | | DEFINITION | "Euthanos" signifie la "bonne mort". Au sens moderne du terme, l'euthanasie signifie : provoquer ou hâter la mort pour abréger les souffrances.
L'euthanasie active : Elle suppose le geste d'un tiers qui donne la mort. L'euthanasie passive : C'est l'arrêt des traitements (sauf soins palliatifs) qui abrège la vie lorsque le cas est désespéré. Certains contestent cette distinction au motif que l'euthanasie passive serait un refus d'acharnement thérapeutique (légal). |  |
| |  | |  |
 | |  | | La législation de l'euthanasie en EUROPE | En France : L'euthanasie active est illégale. L'assemblée nationale a cependant adopté, le 30 novembre 2004, une proposition de loi définissant un droit au "laisser-mourir" en faveur des malades incurables qui peuvent décider de "limiter ou arreter tout traitement"
Au Pays-Bas : Premier pays au monde a avoir légalisé l'euthanasie en Avril 2002.
En Belgique : Euthanasie légalisée en Septembre 2002.
Pays où l'euthanasie est totalement interdite : Grande-Bretagne, Italie, Portugal, Turquie, Grèce, Pologne |
| |  | |  |
|
| Dernière modification : dimanche 11 juillet 2010 Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Vérifiez ici | Partager | Contactez-moi : rmarseb@aol.com L'information de santé et médicale du site est rédigée et éditée par moi-même, M.Brocas, infirmière diplômée d'Etat, à partir de sources diverses spécifiées pour chaque article. |
|
|
|